Au-delà de 30 séances, prolonger une psychothérapie ne dépend plus seulement du médecin prescripteur : la caisse maladie entre dans la boucle. La démarche reste accessible, mais elle demande un rapport et un peu d’anticipation. Voici les étapes à connaître.
Le seuil des 30 séances
Jusqu’à 30 séances, la prolongation d’une psychothérapie relève du seul médecin prescripteur, sans intervention de l’assureur. Au-delà de ce seuil, la règle change : la poursuite du traitement doit être validée par le médecin-conseil de la caisse maladie.
Ce passage n’est pas un obstacle, mais une étape formelle. Bien préparée, elle ne perturbe ni le suivi du patient ni le remboursement.
Évaluer le besoin avant la 30e séance
Avant la 30e séance, évaluez si la poursuite du traitement se justifie. Cette décision repose sur une analyse de l’évolution du patient : objectifs atteints, objectifs restants, bénéfice attendu d’un prolongement.
Anticipez : transmettez vos éléments au médecin prescripteur suffisamment tôt pour que la demande soit traitée avant l’épuisement de la prescription en cours.
Le rapport au médecin-conseil
Si la prolongation est justifiée, le médecin prescripteur adresse un rapport au médecin-conseil de la caisse maladie, proposant de poursuivre le traitement.
En règle générale, ce rapport comprend une évaluation du cas par un médecin spécialiste en psychiatrie et psychothérapie — ou en psychiatrie et psychothérapie de l’enfant et de l’adolescent selon le patient. Le médecin-conseil examine la demande et autorise, le cas échéant, la poursuite de la prise en charge.
L’exception depuis le 1er janvier 2023
Depuis le 1er janvier 2023, une exception simplifie la procédure. Les médecins titulaires d’un titre en médecine psychosomatique et psychosociale peuvent prolonger une psychothérapie réalisée par un psychologue-psychothérapeute au-delà de 30 séances sans devoir soumettre le cas à un spécialiste en psychiatrie.
Cette voie allège la démarche lorsque le médecin prescripteur dispose de cette qualification.
Coordonner sans perdre le fil
Une prolongation au-delà de 30 séances mobilise plusieurs interlocuteurs : le patient, le médecin prescripteur, le médecin-conseil. Garder une trace claire du décompte des séances et des prescriptions évite les oublis coûteux.